Académie Renmei


Bonjour, au cas ou tu n'aurais pas remarqué, CE FORUM EST MORT, DEAD. J'ai aimé tout les moment passé dessus, vous aller tous me manquer! Adios Bichachos !
 
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 Hope it gives you Hell | pv

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Keith Raito
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MessageSujet: Hope it gives you Hell | pv   Lun 16 Avr - 8:45



When you see my Face,
Hope it gives you Hell.
Keith x Tsubakusa





Nouvelle journée, nouveau départ, les mauvais souvenirs de la veille disparaissaient pour venir se nourrir à nouveau dans la flamme incandescente du soleil qui illuminait radieusement la journée. Heureusement pour l'albinos, pas un très grand ami de l'astre, il avait cours. Ce matin, il avait prit le temps de manger, juste assez pour ne pas tomber malade, mais on ne pouvait pas dire que c'était ce qu'il y avait de plus nourrissant pour ses pauvres organes qui avaient souffert la veille. Heureusement, écrire ne procurait pas une dépense physique importante. Il avait comme à son habitude souffert de crise d'insomnie, mais ce parce que la haine le taraudait, il espérait se réveiller, un nouveau jour, se dire qu'elle était réelle mais qu'elle était aussi sans défense. Il se sentait souillé, couvert d’opprobre, évidemment, il avait fait ce qu'il devait faire pour se venger, sachant que ces actes ne résoudraient rien, et que le passé restait au passé et alors que les secondes défilaient, il se retrouvait déjà dans un présent passé, le futur laissant place à ce pseudo présent. Quand il pensait qu'il aurait put abuser de ces secondes pour faire quelque chose de plus utile, de plus intelligent, mais à vrai dire, il aimait abuser de sa nouvelle drogue, provoquant des plaisirs divin que l'on retrouvait rarement sur une personne à une autre. Elle portait pourtant un nom des plus communs, qu'avait elle de plus que les autres, elle était l'une des rare qui pouvait lui méprendre l'esprit. Jouer ainsi avec ses nerfs, prendre une chose pour une autre, si gentille avec son âme damnée, et alors qu'il avait tout fait pour la maudire. Mais en vain, ses peines n'étaient pas à leur termes, cours de physique chimie aujourd'hui, il reprenait de nouveau les cours.

La dernière fois, il avait eut un accueil des plus méprisables, on avait chuchoté, murmuré, regardé bizarrement - il est vrai qu'il avait connu des jours meilleurs -, et il se doutait que les regards se feraient plus présent, plus lourd, reproche amer et ragots défilant partout dans la pièce, mais comme à son habitude, il s'en foutrait royalement. Toute cette mascarade, c'était lui qui l'avait provoqué, qui plus-est, une nouvelle histoire s'apprêtait à se faire entendre dans la classes de près-pubères. La sonnerie retentit, accablant son esprit d'une véhémence instable. Ses tympans explosaient, ce que les autres ressentaient en écoutant cela, il le ressentait en pire, ne serait-ce que parce que la puissance du bruit renforçait la douleur exsangue qui vrillait son esprit. Âme négative qui ne voit que le malheur là où la lumière rechigne à laisser passer l'ombre, désaxé qui se croit le roi et le maître de toute en vie, en particulier la sienne. Plus puissant que les dieux, il va jusqu'à les provoquer, mais alors qu'il avait apprit à vivre avec cela, une nymphes, déesse de la beauté, venait l'assassiner sur place, désobligeance qui l'obligeait à mettre fin à sa déclaration frénétique et agressive à ceux qu'il considérait inférieurs à lui. Tout ce boucan pour annoncer qu'une nouvelle heure démarrait : physique-chimie. Cours d'une passion si inintéressante qu'il se contentait de copier bêtement : à croire que cela lui réussissait étant donné ses notes.
Il ouvrait lentement la porte, évidemment, il ne s'attendait pas que la parlotte s'arrête alors qu'il entrait - comme dans les films -, mais il se doutait que quelques regards se tourneraient vers lui, ne serait-ce que pour savoir qui arrive dans la pièce. C'était plutôt en voyant son visage, celui qui s'était écroulé la dernière fois, que les regards se firent plus puissant. Il se demandait encore quel était l'utilité de venir parler du malade de la veille, pâle comme la mort qui chancelait en début de cours. Tout ceux dans cette pièce l'avait vu, car c'était la même classe, les même les élèves mais heureusement, pas le même professeur. Une femme d'une trentaine d'année, les cheveux mal coiffé portant une jolie robe noire et des chaussures à talons. Un élastique à la main, elle s'attachait les cheveux - mauvais signe, cela annonçait qu'ils feraient une expérience, il en était persuadé. Ne portant même pas attention à l'élève, regardant dans le classeur en face de lui, elle dit : « Ah, bonjour monsieur Keith Raito. Allez vous asseoir près de mademoiselle Kokura pour notre TP. » Que de bons souvenirs à l'entente de ce prénom. Il regarda autour de lui, effectivement, elle était assise à une table seule, des tubes en vers en face d'elle avec des liquides non identifiés à l'intérieur. Il avança, la regarda un moment de haut, son sac tenant sur une épaule. Il était habillé d'une chemise noire à manche longue cette fois et d'un jean blanc retenu par une ceinture noire. Il resta stoïque, à vrai dire, il ne voyait pas l'utilité de sourire en cette situation, elle était déjà assez comique pour en rajouter. Il s'assit, déposa son sac. Ne porta pas du tout attention au discours de la professeur décrivant les tubes pleins d'acides qu'il fallait manipuler avec précaution. Les lunettes étant inutiles, comme les blouses, tous restèrent à la normale. Keith regardait Tsubakusa avec insistance. Sans sourire, quiet, ses yeux lourds. Il ne dit rien.

Pourvu que lorsqu'elle voit son visage, elle vive l'enfer.







Dernière édition par Keith Raito le Mar 8 Mai - 15:02, édité 1 fois
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Tsubakusa Kokura
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MessageSujet: Re: Hope it gives you Hell | pv   Lun 16 Avr - 10:41



WHEN YOU SEE MY FACE
...HOPE IT GETS OUT YOU TO HELL
Keith x Tsubakusa



> Encore une fois, la journée commença. Hier était une superbe journée, puisque j'ai fait la connaissance du nouveau, même si c'était comme je le pensais. Enfin bon, j'étais contente même si je n'ai pas vu une seule fois Haruka de la journée. Je me demande bien où il était passé. Bon, j'espère le voir aujourd'hui. Cette fois-ci, mes colocataires étaient tous déjà levés et sont parties en cours, elles commençaient plus tôt que moi, puisque je commençais aujourd'hui à 10h. Cette fois, je pouvais mettre de la musique pour le fun.



Pendant que la musique m’entraînait, je devais m'habiller puisque je venais de sortir de la douche. Comme d'habitude, je prenais ce qu'il y avait dans mon placard. Un slim noir, un t-shirt blanc avec quelques motifs noirs, il y avait même des chaines sur ce t-shirt. Faudrait me dire pourquoi j'ai un t-shirt aussi heavy metal dans mon placard... Bon ça fera l'affaire. Je prenais aussi un gilet noir t'en qu'à faire. J’emportais mes lunettes, mon baladeur, mon portable et ma sacoche, il faut pas oubliés que j'ai des cours. Je m’empressais à aller en cours, pour ne pas trop être en retard. Et pour voir l'arrivé de Haruka peut-être.

Pendant le chemin, j'entendais quelques murmurent sur mon t-shirt mais bon, qu'est-ce que les gens ont à faire de ça. Si je me souviens bien ce ne sont pas leurs affaires. Bon passons, premiers cours : Physique-Chimie. J'étais assez contente puisque pour moi, la physique-chimie était l'une de mes matière préféré. Pourquoi ? Parce que c'est drôle de voir quelqu'un raté une expérience ! Si un jour on fait brûler la classe, se serait bien enfin... Je dis ça parce qu'il y aurais plus cours mais si on se fait brûler là c'est sûr... J'aurais pas aimer. J'exagère toujours, je sais. J'arrivais enfin devant la porte de la classe.

J'ouvrais grand la porte, en disant "Bonjour" tout haut à tout le monde. Certains me répondit et certains me prenait pour une folle. Comme d'habitude quoi, je rejoignis ma table qui se trouvais derrière à gauche de la salle. Oui je sais, je suis assise toujours au fond. De plus, il y a une autre raison pour aimer cette matière, Haruka est normalement à côté de moi ! J'ai hâte de le voir.
J'attendais impatiemment que le cours commence quand les filles de ma classe se mirent à m'adresser la parole. C'est vrai, je ne leurs parlent pas beaucoup, puisque je suis toujours avec Haruka d'habitude. L'une me disait d'un air si sûre d'elle.

« Alors maintenant, c'est plus Haruka, mais le nouveau Keith ?
- C'était comment quand tu l'as accompagner à l'infirmerie ? Dit-nous tout ! » disais l'autre.

Hein ? Je ne comprenais pas trop là... De quoi parles-t-elle ? Je ne vois pas trop où elle veux en venir. Sans trop réfléchir, je leurs répondirent.

« Il n'y a rien eu entre moi et Keith, et rien aussi avec Haruka. Haruka et moi, nous ne sommes que des amis. »

Cependant, l'une d'entre elles n'était pas d'accord avec ce que je disais, elle disait que je traînais beaucoup trop avec lui. Bon c'est vrai, mais il est gentil, et j'aime bien lui parler à Haruka, moi, mais ça veut rien dire ! Maintenant comprenez pourquoi, je ne traîne pas avec ce genre de fille... Les filles repartirent dans leur discussion quand le cours allait commencé.

La prof' venait d'arriver, que j'enfilais vite fait mes lunettes et sortais mes affaires de ma sacoche. Elle nous disait qu'on allait faire une expérience, ce qui m'a un peu fait ch*er de sortir mes affaires pour rien et mettre mes lunettes aussi. Avant de commencer, elle nous donnais nos lunettes et nos blousons. Quand elle s'apprêtais à passer devant moi, elle me disait :

« Haruka est malade aujourd'hui donc tu feras l'expérience avec quelqu'un d'autres. »

Dommage, je voulais le voir puisque je ne l'avais pas vus hier, tant pis. J'allais chercher les fioles que j'avais besoin puis la prof' écrivait les instructions sur le tableau. En clair, on va devoir se débrouiller, sans faire exploser la classe. J'allais commencer l'expérience seule, donc mieux vaut que je prennes mes précautions. J'attachais mes cheveux et je mettais les lunettes de protection avec la blouse. Tout était prêt sur ma table, j'attendais que la prof' passe pour vérifier avant de commencer.

Quelques minutes, arrivait mon tour, le professeur regardait que tout était en place et me fit signe de commencer. Je regardais ce qu'il y avait écrit sur mon livre ce que je devais faire. Le titre de l'expérience était : Réaction acido-basique entre l’acide chlorhydrique et l’hydrogénocarbonate de sodium.
Dès que je commençais la porte de la classe se mit à s'ouvrir et moi comme d'habitude, je suis plongé sur l'énoncé. Je ne regardais pas que dans mon livre, ce que je devrais comprendre. Tellement que j'étais concentré, je ne voyais personne s'avancer vers moi. Bon tout allais bien, je commençais donc l'expérience, en versant de l'eau chaude dans un premier tube. Comme on appelle ça eaux chaudes, c'est surement chaux cependant, je ne faisais pas attention. A peine je touchais le boudoir, il était carrément chaud, bref, je me brûlait comme une idiote. Je sentais que ça piquais sur mes doigts. Je n'ai pas pu m'empêcher de dire un petit "aïe"... Je me tournais à peine, quand je vis le visage de Keith soudainement. D'un coup, je me mis à sauter de peur.Je m'attendais pas de voir quelqu'un à côté de moi.

« Punaise, tu m'as fait peur ! »

Je regardais le jeunot, qui me regardait faire sans rien dire. Je rajoutais :

« Salut Keith, ravie de te voir moi aussi. Comment tu vas depuis hier ? »

Dès que je finis de dire cette phrase, je me retournais vers le boudoir pour terminer cette fichue expérience.




Dernière édition par Tsubakusa Kokura le Mar 17 Avr - 20:00, édité 2 fois
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Keith Raito
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MessageSujet: Re: Hope it gives you Hell | pv   Lun 16 Avr - 11:58




Au japon, le printemps ressemble à l'été. Soleil éclatant qui transparaissait à travers les vitres. Sa condition d'albinos ne lui permettait pas de sortir les jours de grands soleils, quand celui-ci nous brûle la peau à peine nous sommes dehors. Il avait souvent refusé d'aller à la plage, il n'en voyait de toute façon pas l’intérêt. Il haïssait nager dans l'eau, sa peau blanche ressortir de l'eau salé qui assassinait les quelques cicatrices qui - lorsqu'il était adolescent - avait infligée à son corps. Évidemment, dans un pays où la seule chose à faire après les week-ends était de faire la fête à la plage, il avait été contraint de s'isoler. Pas que cela ne lui ait pas fait plaisir, le fait est que ses relations sociales avec autrui étaient spéciales, absentes, indisposés à lui adresser la parole, à vrai dire il était beau mais effrayant. Oh combien de fois avait-il maudit ses pauses où il restait un quart d'heure devant son casier, prier pour que toutes ces longues minutes défilent plus vite, qu'il se retrouve assis devant sa table, à gribouiller machinalement les cours dictés. Pour vu qu'il n'y ait pas de travail à plusieurs, il était exclus et à présent qu'il en avait fait son accoutumance, il refusait tout contact avec ce qui pouvait s'apparenter à plus humains que lui. Oh, il n'était certainement pas un bourreau du travail, mais entre son absence d'amis, sa fuite du soleil, sa haine belliqueuse, il ne pouvait que travailler. Non, il n'avait pas sut dégoter de passion, le dessin, le chant, toutes ces lubies enfantines l'avaient toujours agacés, sans savoir s'il avait un quelconque talent dans ces idioties. Quand il finissait, il prenait sa douche, se brossait les dents, lavait son visage et alors qu'il s'habillait qu'à moitié, son miroir posé sur un bois ébène lui renvoyait l'image de ce qu'il était. Une ordure, le laiderons, substitut de la beauté, un déséquilibré qui se prétendait damné pour cacher le fait qu'il se haïssait. Il s'était regardé, il avait brisé le miroir d'un poing fermé, féroce, il avait laissé les morceaux se coincer dans ses pores, et il avait savouré la douleur. Plaisir divin, masochisme physique précaire. Par la suite, c'était son mental qu'il avait assassiné. Puis revenu au japon, il s'était imbibé d'une nouvelle jouissance.
La particularité des japonaises étaient leur passion pour les pays occidentaux, visage allemand, accent anglais, culture française. C'était ainsi qu'il était devenu plus ou moins la coqueluche de ces lieux. Il n'en avait pas profité pour autant, il n'était pas devenu plus irrésistible, sa beauté, il l'avait toujours conservé mais les moeurs avaient changés d'un pays à l'autre, si bien qu'il décida de s'ouvrir un peu plus. Modifier ses habitudes mesquines - sarcasme à tout épreuve, mimétisme l'obligeant à tenir plus de l'humain que du fou. Ce changement, quelqu'un le subissait, première proie d'une longue série de disettes animales. Ce changement avait un nom.

Tsubakusa Kokura. Son teint pêche toujours aussi rayonnant, c'était certain qu'elle avait l'air d'être en meilleure forme que lui, ce n'était pas étonnant, mais bien malheureux. Elle aussi ne devait pas être cent pour cent japonaise, des yeux verts telle une émeraude qui se seraient incrustés dans les deux orifices, contredisait cette nature. Plus intéressante, peut-être un peu ordinaire, mais justement, il aimait - et maudissait - ce manque d'extravagance. Pourtant, aujourd'hui, elle l'avait déçu. Tenue très rock, on pouvait concevoir qu'elle ait choisit la tenue comme ça, mais elle était si provocante, assortie à son slim et son gilet, faisant ressortir sa couleur éclatante de peau. Des cils noirs, teintés légèrement comme la cendre pour s'accorder à la couleur de ses cheveux bien attachés. Évidemment, le devoir de chimie le lui avait contrainte, mes ses cheveux ondulant légèrement, sa frange complètement dégagée de son visage, il pouvait noter la perfection de sa peau. Il en était écoeuré. Elle pouvait tout se permettre, tout lui allait, les autres l'avaient remarqués, plus ordinaires que les autres avec leur tonnes de mascaras plâtrant leurs cils, elle avait sut déniché une toute nouvelle beauté. Ah, si seulement elle avait été une idiote superficielle, tout aurait été plus facile, mais qui plus est, elle était d'une gentillesse maladive. Ses petites mains manipulaient les objets, alors qu'il était à peine arrivé, encore une fois, il constata qu'elle ne portait pas non plus de vernis. Il soupira. C'était pourtant la caractéristique premières des filles - et des garçons parfois, aussi -, décidément, il la haïssait au fur et à mesure qu'elle devenait parfaite. Il était encore plus difforme à côté d'elle, la perfection rejetant son âme impur. Goût amer dans la bouche, mais son air stoïque ne révéla rien du tout. Il resta silencieux.

Sursaut craquant. Elle détournait légèrement la tête, et à son visage qui eut un déclique, le jeune homme comprit qu'elle avait été surprise. Avait-elle fait semblant de l'ignorer ou bien elle ne l'avait vraiment remarqué, malgré que les murmures couraient sur lui. Il ne sourit pas, il continua à la regarder. Iris insistants, ses rubis ne la quittaient plus, il détaillait chacun des plis de ses vêtements, chacune des brillances sur ses lèvres rosées. Elle brisa le silence, regardant l'éphèbe dans les yeux : « Salut Keith, ravie de te voir moi aussi » Vraiment ? Elle osait user de sarcasme avec lui. Evidemment qu'il était heureux mais dégoûté de la revoir, il n'était que la contradiction à lui même, un paradoxe qui crée des failles dans son univers. Éloquence de sa phrase, elle ne se cachait pas de lui faire remarquer que finalement, elle n'en avait vraiment rien eut à faire de sa tentative d'embarras de la dernière fois. Son visage resta statique, il était certes, énervé, mais il n'en montra rien, il avait apprit à se taire sur ses émotions, au point de ne pas savoir si en ce moment, il aimait cette situation ou il la maudissait. Il ne se comprenait pas, il était un puits de mensonge né de sa folie. « Comment tu vas depuis hier ? - ... » C'était exactement ce qu'il répondit : rien du tout. Un simple soupir, une narration brève. Il n'avait pas envie de lui répondre, il ne savait pas comment il allait, et il se foutait bien de savoir si elle allait bien aussi.

Il attrapa les tubes et les rapprocha d'elle. Étant donné qu'elle était plus préparée que lui pour cette situation, elle la laissait faire l’expérience toute seule, de toute façon, en Amérique, il l'avait déjà faite. À la place, sa tête tenant sur son poignet, son coude sur la table, il divagua dans ses pensées. Les fleurs de cerisiers à l’extérieur, évidemment, caractéristique du japon : de magnifiques fleurs de cerisier rose, symbole de l'amour. Ça l’agaçait, quelle connerie. Il ne voulait pas en savoir plus, ses pensées nihilistes, anti-sociales et anarchiques l'empêchait d'être ému pour cette pseudo beauté. À la place, il écouta. Devant eux, une table avec deux filles. Elles parlaient, avançant à pas cadencés sur le devoir, ragot colportés et jalousie indiscrète : « Quelle salope ! En plus de se taper Haruka, elle drague le nouveau. » Il soupira. Il était le nouveau et la seule personne qu'il avait croisé depuis, c'était la brunette. Bien, elle n'était pas une personne appréciée... chez la populace féminine. Tant mieux, lui aussi était un misogyne dévoué. Il regarda de nouveau Tsubakusa. « Qui c'est ? Haruka ? » Il passa un bras au niveau de sa taille, sa bouche tout près de l'oreille de la jeunette. Murmurant d'une voix indifférente.


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Tsubakusa Kokura
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MessageSujet: Re: Hope it gives you Hell | pv   Lun 16 Avr - 18:38



Je continuais mon travail, un peu toute seule puisque mon sois disant partenaire, ne faisais que regarder les cerisiers. Je me demande bien pourquoi les regard-t-il d'ailleurs. Elles n'avaient rien d'exeptionnelles que je sache. A par si il aime la couleur, mais ça m'étonnerais. Je le fixais une minute, pour voir son expression et comprendre ce qu'il pouvait ressentir. Mais je ne vis aucune émotion dans son regard. Pourquoi les regardent-ils alors ? Même si je ne voyais rien dans son regard, j'avais l'impression que cela le dégoute. Pour voir quelques choses qui le dégoute, il doit vraiment s'ennuyer. Bon, il faut que je me dépêche de finir cette experience...
Je n'arrivais pas vraiment à me concentrer puisque je le voyais toujours entrain de s'ennuyer. Les seules mots que je disait avant de me replongés dans ma concentration était seulement :

« Si ça te dégoute autant, arrête de les regarder alors. »

Je lisais l'énoncé qui disait seulement comment faire une manipulation de l'acide chlorhydrique. Même si je n'ai pas tout compris, j'essayais d’exécuter étape par étape, même si cela me parait vraiment compliqué. D'habitude c'est mon partenaire qui s'occupe de ça mais comme là, j'en ai un autre et qui a décidé de ne pas m'aider, je sais pas vraiment quoi faire. Au moment où j'étais entrain de me concentrer à me débrouiller seule pour déchiffrer une étape tout en gardant la fiole où se trouve l'acide, ce qui était tout de même idiot, Keith me fait encore une fois sursauté en me tenant à ma taille et me murmurait à l'oreille une question qui ne s'attendait pas.

« Qui c'est ? Haruka ? »

Comme j'ai sursauté tout en gardant l'acide dans mes mains, comme si cela ne suffisait pas, il a fallut que j'en renverse sur ma blouse de travail. La poisse, la blouse se mit à se dissoudre rapidement sans que j'ai le temps de voir ça, je devais vite l'enlever avant que ça touche ma peau. En vitesse, j'ai pu enlever cette satané blouse, mais quand je croyais que tout était fini, je sentais un vide derrière moi, enfin je sentais plus mon t-shirt à chaines, à ma place de mon gilet... Quand je jetais un oeil derrière moi, le gilet aussi s'est mis à se dissoudre...



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Keith Raito
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MessageSujet: Re: Hope it gives you Hell | pv   Mar 17 Avr - 18:59




« Si ça te dégoûte autant, arrête de les regarder alors. »
Elle parlait des arbres en fleur qu'on pouvait observer de la fenêtre. Leur teinte rosée n'avait jamais été portée dans son coeur, c'est simple, c'était la saison de l'amour, de la stupidité et naïveté adolescente. Effectivement, il n'était obligé de les regarder si ceux-ci l'écoeuraient, mais cette phrase reflétait une autre vision de sa perspective. Effectivement, elle - la jeune fille aux cheveux châtains clairs - l'écoeurait, pourtant il ne pouvait décrocher ses yeux de sa beauté candide. Produits chimiques fugace à son visage, sourire intarissable, presque agaçant qui lui vouait une haine provocatrice. Effectivement, il pouvait abréger ses souffrances, l'ignorer tout bonnement, l'éviter, fuir, lâcheté caractéristique à l'être humain, typique à sa condition de sombre mortel, qui plus est, un damné. Mais il savourait cette souffrance, il la chérissait, bénéficiant de chacune des parcelles de douleurs. Son âme, sa fierté, il la savourait émietté dans ses mains, comme le pain que l'on aime déguster avec son temps. Non, hors de question qu'il regarde ailleurs, il en était sûre à présent, il voulait savourer le mépris de cette idiote. Sa tortionnaire inconsciente, bourreau de ses rêves et de son humanité, divinité ancienne ressuscitée pour lui faire payer ses pêchés.

Il avait jeté son dévolu masochiste sur une fille d'une maladresse et d'une naïveté exaspérante. Plus il passait de temps avec elle, plus il analysait ces petits détails et en profitaient pour les utiliser contre elle-même, pour ses desseins fourbes d'hérétique. De nouveau surprise, elle avait eut ce petit sursaut craquant, typique de sa véhémence féminine, et elle avait fait tomber le tube d'acide qui servait pour l’expérience. Bien, elle cherchait à dissoudre tout ce qui passait sous sa main, malchance pour sa blouse, à présent par terre, trouée. Réflexe humain, ils se levèrent donc tout les deux, elle parce que son gilet commençait à se jumeler à la blouse, et lui car il ne voulait pas être touché par les étourderies fugaces de la jeunette. Plus sexy, comme ça, les chaînes dégoulinant de sa chemise blanche, elle qui semblait vouloir receler une certaine discrétion était à présent le centre des regards curieux, narquois voir moqueurs. Il aurait put profiter de la situation pour provoquer des actions totalement dérisoires, l'embrasser sur place, la faire tomber, lancer une remarque sarcastique sur la situation... non, il voulait quelque chose d'innovateur, du jamais vu. Le manque de temps, il ne savait plus quoi faire : la regarder avec acharnement ? Remarque, il aurait tout le temps d'agir dans de meilleures condition. Ce manque de moyen le perturbait, la prof de physique-chimie toute de noir vêtue avançait, à pas réguliers.
Il attrapa la blouse à présent trouée, en boule, il essuya le rebord de la table couvert d'acide. Passant d'une traite, moins d'une seconde dans ce mouvement agile, il recula pour que les quelques gouttes tombantes ne s'écrasent pas sur ses chaussures et il bouscula la belle. À nouveau, ils chutèrent, comme la veille sur le lit, mais de justesse, il la maintint au niveau de la taille et la stabilisa au niveau de sa poitrine, la blouse encore mouillée entre les seins et sa main. Il sourit, rictus narquois, juste assez pour que seule elle le remarque, puis il la lâcha, sans même s'excuser pour le trou béant au niveau de son buste, laissant dévoiler ses sous-vêtements. Il s'assit à sa table, n'ayant cure de ses semblables, il lava ses mains, s'assurant ainsi qu'il n'y avait pas eut contact entre l'acide et sa peau, puis ne regardant que la fenêtre, les cerisiers en fleurs, il resta sans expression. Elle le pardonnerait, forcément, puisqu'elle cherchait encore le bon dans son martyre personnel.


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Tsubakusa Kokura
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MessageSujet: Re: Hope it gives you Hell | pv   Mar 17 Avr - 20:38





Je jetais mon gilet aussi en faisant attention de ne pas trop touché la peau. J'étais soulagé que tout ça c'était fini, bien que je vais devoir aller en salle de colle à cause de cet accident... En faite, tout ça n'était pas encore fini. Toute la classe me regardait tous, en attendant que mon t-shirt lui aussi se dissous. Quelle bande de gamins... Je soupirais d'abord avant de me souvenir qu'aujourd'hui on avait sport. Ce matin, j'avais rangé un t-shirt de rechange, je crois bien. Avant je chercher ce t-shirt de rechange dans mon sac, je me tournais vers Keith. Le jeune homme était entrain de nettoyer la table. Il n'allait tout de même pas réparé mes bêtises ! C'est moi qui est fait, je dois assumé !

« Ah... non, c'est bon je vais le faire... » disais-je avant de prendre la blouse qui servait de serviette dans les mains du jeune homme.

Cependant, sans vouloir le faire exprès j'imagine, il m'a bousculé. J'allais croire que la scène allait ce répété comme ce qui s'est passé la veille. Moi qui croyait encore me faire mal, Keith me rattrapa cette fois-ci en mettant son bras autour de ma taille et me collant à lui. Quelle gentillesse, il avait, mais à mon avis, il n'avait pas remarqué que la blouse où y avait l'acide était à l'endroit de ma poitrine. Là c'était la meilleure, l'acide, ce propageait en faisant un gros trou au niveau de la poitrine. Tout ce que je faisais c'était seulement de rigoler. Pourquoi ? C'est parce que j'imaginais que le jeune homme était tout aussi maladroite que moi. Oui, j'ai l'air d'une folle devant tout le monde qui nous regardait. Les garçons qui braquaient leurs regards sur mon soutien-gorge, il y a quoi de mal à porter un soutien-gorge à carreaux d'un bonnet C... Les filles se moquaient de moi, mais quelle importance. Bon, où j'en étais ? Ah oui, je ne faisais pas vraiment attention à l'accident de Keith, j'étais plus concentré à chercher mon t-shirt de rechange avant que tout se dissous. Je m'accroupissais sans que personne ne me voit à par Keith et je cherchais dans mon sac, je fouillais partout, quand j'ai pu enfin le trouvé. Je m'asseyais sur mes fesses, j'enlevais en vitesse mon t-shirt, même si il y avais seulement que Keith qui me voyait, je m'enfichais royalement... Je mis le t-shirt blanc que j'avais, en vitesse pour que seulement Keith le voyait... J'espère qu'il ne dira rien... Dès que j'avais fini de me changé, je prenais le t-shirt, le gilet et la blouse, tous trouées et plein d'acide, et je m'empressai à tout jeter dans la poubelle. Quand sur ma petite route, je croisais celle de ma prof'. Elle me demandais, si tout allais bien. Bien entendu, je lui répondais que oui, puisque il n'y a pas eu trop de dégât pour moi. Dès que j'ai jeter tout mes affaires troués à la poubelle, je me retournais pour voir, seulement des gens qui se moquaient de moi. Qu'est-ce qu'Haruka me dirait dans ces moments-là ? De les ignorer ? Oui, c'est cela, il ne faut pas que je prête attention. Je soufflais un bon coup avant de rejoindre ma place calmement.

Tout la moitié du cours gâchés par ma faute... mais tout rentrais dans l'ordre même si tout le monde me regardaient d'un ton moqueur. Keith et moi, étaient interdit de faire la prochaines expériences, donc je n'avais qu'à prendre une feuille et dessiner un peu. Je ne savais pas trop quoi dessiner, et je laissais mes mains me guider mais au bout de quelques traits de crayon, j'avais commencé à dessiné deux garçons. Le premier, je décidais de dessiner Haruka et le deuxième... Je regardais autour de moi, qui je pourrais dessiner... Quand mon regard croisais celui de Keith. Pourquoi ne pas le dessiner ? Ce serait sympas surtout, avec les yeux qu'il a, j'avais encore plus envie de le dessiner. Avant de reprendre ma feuille de dessin, je m'adressais à Keith, un sourire, en lui disant :

« Merci de m'avoir rattrapé tout à l'heure, même si ça après, c'était devenu... tu sais quoi... »

Puis après cela, je me re-concentrais à le dessiner.

[C'est tout ce que je peux faire pour l'instant, mais tu verras après è_é !]


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Keith Raito
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MessageSujet: Re: Hope it gives you Hell | pv   Jeu 19 Avr - 8:15




Les rires, dans la condition humaine, il s'agit plutôt de moquerie provocatrice car on n'appartient pas au groupe stéréotypés des normaux, régis par la loi qui veut que la différence nous exclu, mais morfondu dans cette simple vérité qui veut que chacun naît dans une différence plus immonde, s'éloignant de la beauté pure. Les beaux ne peuvent pas se vanter d'être normal, tant la banalité est une laideur, devenir le substitut d'un autre, son portrait craché sans pour autant éprouver les mêmes émotions, mais nos sentiments sont guidés par notre apparence, si bien que la beauté mutilée de l'éphèbe en faisant un martyre idéal de son esthétisme. Douleur abondante dans son thorax, encore, si l'on regardait ses mains, les cicatrices du époque où l'n'avait pas apprit à condenser ses souffrances venaient de disparaître. Et pourtant, dans son passé, il avait dû arpenter les couloirs américains d'un lycée oppressant. Quand on sait que la différence est le principal berceau du rejet social chez eux. Des mains rêches, couvertes de cicatrices ensanglantées et une âme encore plus déchirée à l'intérieur. Il avait cru mourir un bon nombre de fois, terrifié par l'idée de ne plus ressentir la douleur, il pensait que son corps les encaisserait sans rechigner, mais il s'était empressé de les faire disparaître et désormais, il était redevenu une beauté parfaite, un teint pâle qui se veut égal à la mort, des yeux ensanglantés, tel des rubis, pointus et glacés, transperçant, spartiate dans sa laideur, il se mourrait à petit feu. Ainsi, il avait dévoué toute sa haine à lui-même, trop en rage contre lui-même, il n'était même pas capable de combattre l'injustice parentale comme le faisait pourtant un adolescent de treize ans. Puis il avait commencé à rire de cet exclusion de la vie en société. Il était devenu un marginal qui se fout bien qu'ils en meurt à leur tour, perte de conscience, incapable d'éprouver du regret ou des remords, il s'était éloigné tant de l'espèce humaine qu'il en était devenu misanthrope. Malheureusement, il rejetait ce qu'il était en maudissant l'humanité, il ne pouvait plus effacer ce qu'il était. Il avait étouffé son esprit entre ses deux mains, accablé de cicatrice, il l'avait déchiqueté en morceau, si bien qu'il s'agissait des pensées d'un jeune garçon mutilé à l'intérieur. Devenu agoraphobe après cette conscience de haine envers lui-même, il en était même venu à ne plus supporter sa présence. Ainsi, il avait demandé à quitter les lycée américains, bondés d'élèves plus abrutis les uns que les autres. De retour au japon, il s'était dit qu'une présence androïde abrégerait ses souffrances, mais ceux-ci étaient plus humains que l’humanité elle-même. Alors lentement, il se dépeçait de sa carcasse, il jetait son dévolu sur ses médicaments, sociopathie extrême qui veut que la jeune fille fut choisit, abruti de jeu du hasard. Pourtant, il perdait tout goût à ce jeu.

Quand elle se dévêtit sous la table, il aurait put encore trouver un moyen de lui faire payer son idiotie. Sa gentillesse imbécile, et sa naïveté abrutissante. Mais il perdait goût à cela, il préférait regarder les fleurs de cerisier. Encore, et toujours. Elles étaient toujours moins laide que lui - peut-être une pointe de jalousie dans cette remarque -, mais surtout, il les supportait mieux que cette fille. Il pensait faire une overdose en ce moment, personne ne pouvait le voir, mais il se sentait encore plus mal que la veille, à l'intérieur de lui. Il avait espéré que l'humilier publiquement aurait nourrit son désir de haine, à la place, il n'y trouvait qu'un ennui fugace. Qui se meurt, lentement, doucement, délicatement. Qui se meurt. Une main qui soutenait sa tête, comme si son corps le forçait à rester éveillé pour regarder le linceul azur du ciel. Les yeux mis-clos, on ne pouvait même plus apercevoir sa pupille, mais de toute façon, en se bas monde, dans cette idiote de classe, tout le monde était occupé.
Et plus spécialement la jeune fille à côté de lui qui une fois, un t-shirt de rechange remit sur son dos - effectivement, ils avaient sport aujourd'hui, lui-même avait un t-shirt dans son sac et un jogging -, elle commença à gribouiller machinalement des inepties sur sa feuille. Un rond à forme de visage humain, elle poursuivait en dessinant le buste. Il ne regardait pas, il n'aurait aimé ne jamais voir. Une fois le premier corps fini, colorié avec du stylos à bille vert au niveau des yeux, un second corps entamé dont elle commençait à peindre les cheveux en noir avec un autre stylos. Des mèches pointus - typiques du style manga - et bientôt, des yeux rouges. Sa respiration se coupa un instant, évidemment, personne ne pouvait le remarquer, puisqu'il n'était pas du genre à respirer fort. Tss. Même sa version manganisée était plus agréable à regarder que lui. Et qui était ce type à côté duquel il était ? C'était agaçant, comment pouvait-elle se le permettre. Il ne releva même pas le besoin de froncer les sourcils, air stoïque, apathique, comme à son habitude, il attrapa la feuille vite fait, - la mine du stylos partait sur le côté, laissant un léger trait rayer la moitié du visage de sa représentation et une autre partie de l'inconnu qu'elle avait osée représenter à côté de lui. « Quelle horreur. » Il mit la feuille en boule, la jetant dans l'évier où l'on avait vidé les tubes d'acides, ainsi la feuille se retrouva dans le même état que les vêtements de la belle. Il continuait à regarder la feuille brûler sous ses yeux, sans même jeter un coup d'oeil à la dessinatrice. « Ne me dessine pas. »


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Tsubakusa Kokura
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MessageSujet: Re: Hope it gives you Hell | pv   Dim 22 Avr - 4:53



Cette fois-ci tout était rentré dans l'ordre, le cours reprenait calmement, enfin avec quelques moquerie, mais ça... Faut pas faire gaffe ! Pendant que nous, nous étions interdit d'expérience, à qui la faute, je m'ennuyais un peu trop. J'avais donc décider de dessiner, en sortant une feuille et un crayon. Dès le début, je ne savais pas quoi ou qui dessiner, j'avais donc laisser mes mains décidés. Au bout de quelques coups de crayons, j'avais commencé à dessiner deux garçons. Encore une fois, je ne savais qui dessiner, quand Haruka me traversait l'esprit. C'est vrai, je me demande s'il va bien aujourd'hui. D'après la prof', il est malade, j'espère de tout coeur qu'il va se rétablir. Bon où en étais-je ? Oui, c'est vrai le dessin. Après quelques minutes, j'avais fini mon premier personnage sur le dessin. Je pris vite mes stylos-billes 4 pour colorier le premier. Les cheveux, je les laissais blancs, yeux de couleur verte, au pif je laissais aussi le t-shirt blanc et le pantalon colorié en bleu essayant de faire un jean. Je finissais avec quelques rajouts. C'est bien la première fois que je le dessine, et j'en étais assez fière.

Je reprenais mon crayon et commençais à dessiner le deuxième perso qui l'accompagnait. Cette fois, j'avais une idée qui je pouvais dessiner, devinez qui ! De toute façon, il est juste à côté... oui, bon vous avez compris, c'était Keith ! Je commençais à le dessiner et au bout de quelques minutes aussi, j'ai pus le finir. Cela m'a pris beaucoup moins de temps, puisque mon modèle était juste à côté. Je coloriais les cheveux en noirs, et ses yeux en rouges puis je continuais à colorier le t-shirt en noir. Laissant le stylo appuyé sur la feuille, je regardais un instant mon dessin avec surprise. Oui, il y avait un problème sur le dessin et c'est maintenant que je m'en rend compte !? Le problème venait de moi, oui, j'avais pas remarqué que je dessinais un yaoi... Qu'est-ce que j'ai dans la tête ? Il faut que j'arrête de lire du yaoi et que j'aille voir un psy... Tout d'un coup, je crois pas être fière de mon dessin là.

J'étais assez choqué d'avoir dessiné, mais je ne voulais pas jeter ce dessin, j'avais passé du temps pour le faire et même si c'est un yaoi, c'est mon dessin. Soudain, le jeune homme à côté de moi, le garçon que j'avais dessiné, Keith, me prenais la feuille. As-t-il regardé mon dessin ? Avait-il remarqué que je l'avais dessiné pour un dessin yaoi ? Il mit la feuille en boule et le jeta dans le lavabo, rempli d'acide. Non, mon dessin ! Il vient de détruire un travail de plusieurs minutes ! Bon, c'est normal si il avait vu que j'étais entrain de le dessiner avec un autre mec sur le point de s'embrasser, mais bon c'était mon dessin... En faite, si il a remarqué, il doit être en colère envers moi ! Là je pensais que j'étais dans de beaux draps, je croyais qu'il allait me gueuler dessus... Enfin, s'il aime le yaoi, ça devrait pas le géné, hein... Mais qu'est-ce que je raconte moi ! Aucune personne n'aimerais se trouver dans un bout de papier où la personne est entrain d'embrasser une autre personne de même sexe ! Après quelques embrouilles dans ma tête, l'adolescent sorti quelques mots de sa bouche.

« Ne me dessine pas. »

Sur ces paroles, j'étais...comment dire... perdu, confuse... N'avait-il pas remarqué ça ? Pendant un petit moment, je resta figée jusqu'à que j'assoupi ma tête sur la table. J'ai paniqué pour rien... Il ne l'avait pas remarqué, en tout cas... Non, mais quelle idiote, je suis...

Je pris du temps avant de reprendre tout mes esprits. Quand, je viens juste de me rappeler qu'il vient de jeter mon dessin ? Il vient de détruire des minutes de ma vie pour un dessin que j'avais bien réussi bien que... bon arrêtons de parler de yaoi... Mais il a tout de même détruit mon dessin... Autour de moi, je voulais faire sortir un brouillard noir pour étendre ma colère. Je sais, je m'énerve seulement pour un dessin, mais pour moi c'est pas qu'un simple dessin. J'adore dessiner et ce mec avait jeté l'un de mes meilleurs dessins à ce jour, ce qui me met en rogne ! Je ne pensais pas le frapper, non, il va surement me stopper avant. Je pensais plutôt dessiner au stylo, sur ses joues ou ses mains. Je sais encore une fois, que c'est gamin, mais c'est comme ça. Je pris mon stylo, enleva le bouchon et je commençais à appuyer le stylo sur ses joues et je me contentais de gribouiller son visage. D'un air boudeuse, je continuai à lui faire des coups de stylo. Les gens ne nous regardait puisque nous étions derrière la salle, et qu'ils étaient tous occupés avec leurs expériences.


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Keith Raito
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MessageSujet: Re: Hope it gives you Hell | pv   Ven 11 Mai - 6:47




Pourquoi l'humain s'acharne-t-il à faire des choses complètement inutile, son existence ne se complaît que dans des actions éphémères, sans aucune importance, brèves, incomplètes, le linceul de l'humanité qui se pose sur le cierge qui s’éteint, - ou consumerait-elle tout sous son passage ? -, une autre action inutile se déchaîne, influencé par un désir mais une peur toute aussi angoissante de vivre. L'homme collaborerait sois disant à sa propre destruction et en voyant toutes ces bassesses, typiquement humaine, il ne pouvait que l'admettre. Il était lui-même provocateur de sa propre destruction, il portait pourtant un nom, comme si il appartenait à une classe différente, qu'il avait une humanité bien différente des autres, si bien qu'il ne relevait plus de l'humain. Quel était ce nom ? Il y en avait bien plusieurs et pourtant on ne pouvait accorder qu'un misanthrope était la même chose qu'un masochiste, psychopathie aiguë ? Névrose à son apogée, il l'avait déjà atteinte sa fin, il l'avait frôlé et il lui avait promit de revenir. Il se condamnait cependant à vivre, bourreau de ses cauchemars, tortionnaire de ses rêves. Existence complètement régit par la conscience de son inutilité et par celle des autres qui en restaient cependant plus intéressante que lui. C'est vrai, il était quelqu'un d'ennuyeux. Que faisait-il de sa vie ? Est-ce que toutes ces manigances enfantines l'amusaient vraiment ? Il avait jeté son dévolu sur cette fille, s'étant condamné à une torture émotionnelle constante, jusqu'à ce qu'elle même devienne folle. Non... Pas elle, elle était trop... parfaite ? Belle ? Gentille.. ? Non, elle était simplement trop. Elle savait dégager de l'inutilité à en provoquer des overdoses maladives, et pourtant elle restait toujours quelqu'un d'important. Lui, il n'aurait jamais été capable de ça, l'était-il même à présent qu'il jugeait chacune de ses actions futiles ? Il la provoquait, il essayait de rentrer dans les propres frontières qu'il s'était infligé. Il n'avait pas encore conscience, il pensait avoir toutes les cartes en main, les dés constamment tournés vers le double six, mais celle qui gagnait c'était elle. Il adoptait les mimiques humaine, mimétisme culminant, et alors qu'elle ne se cachait pas d'être réelle, elle osait le mettre dans une position des plus malheureuse pour accorder une victoire.

Elle prit des stylos, ceux qu'elle avait utilités pour dessiner et elle essayait d'approcher le visage de Keith. Il la regarda, la tête légèrement penchée sur le côté, il avait renié les fleurs de cerisier pour une fleur bien plus belle et certainement plus rare. Il ne se fatigua même pas à retenir ses poignets, il soupira. En voilà un exemple d'action inutile qu'il ne pourrait jamais faire, et pourtant qui avec elle gardait son importance. Pourquoi était-il le seul à s'en rendre compte ? Était-il aveuglé par une raison qui le dépassait ? Il cru qu'il ne sourirait plus jamais, quel intérêt avec donc ce jeu s'il n'arrivait pas à le gagner. Il savait comment la faire plier, il savait - et encore, pas à cent pour cent - comment faire s'écrouler ce genre de personnes, qu'elle s'abaissent à un niveau encore plus bas que le sien. Pourquoi n'agissait-il pas. Parce que cette perspective l'écoeurait ? Avait-il eu simplement un jour une notion de pitié ? Des remords, des regrets, une conscience de ses erreurs ? Il ne se repentait qu'en torturant autrui. Evidemment, on ne gagnait jamais rien d'après la philosophie à médire les autres : Pour être heureux, il faut d’abord créer le bonheur de son entourage. Connerie ! Il en était la preuve humaine. Il ne serait jamais heureux, et son entourage pouvait aller se faire voir. Comme elle... Comme la jolie brunette aux yeux fétiches. Tsubakusa... « Pourquoi tu t'acharnes sur moi ? » N'avait-elle pas elle aussi jeté son dévolu sur l'albinos, le désaxé dépressif ? On pouvait bien raconter qu'elle se tapait deux mecs en même temps, le premier était une marionnette qu'il exploiterait une fois qu'elle aurait fini de faire mumuse avec, et le second - lui - n'était qu'un mirage dont elle pouvait abuser sans jamais réussir à le toucher. Non, il était hors de question qu'il se déclare perdant, alors avant que cela n'arrive... La cloche sonna ?
Il attrapa la main de son interlocutrice, la pause d'un quart d'heure entre la physique chimie et le sport n'allait pas la faire disparaître. À vrai dire, qui avait-il d'autre ? Lui, un blondinet absentéiste et... ? Personne ne supporte la gentillesse, la beauté, sois disant la perfection, alors il l'avait deviné. Il n'était pas dupe, elle était tout aussi seule que lui. Pour avoir touché l’imperfection à plusieurs reprise, il avait décidé de changer les choses. La partie ne se terminerait pas ainsi, il était le gagnant de ces lubies, utopie qu'il avait créé lui-même.





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